18 avril 2013

AUTISME: Des cerveaux différents mais des réponses similaires à la musique

European Journal of Neuroscience

Les cerveaux des personnes différentes qui écoutent le même morceau de musique réagissent-il de la même manière? La réponse est oui, selon cette étude d'imagerie de la Stanford University. Ces conclusions, publiées dans l’European Journal of Neuroscience contribuent non seulement à expliquer le rôle primordial de la musique dans notre communication et coordination sociale mais peuvent aussi fournir des pistes thérapeutiques pour les troubles de la communication interpersonnelle, comme l’autisme, par exemple.

VISUEL%20MUSIQUELes chercheurs ont utilisé l’IRM pour identifier un réseau reliant plusieurs structures cérébrales qui s’active sur un modèle remarquablement identique chez plusieurs participants à l’écoute de musique classique. Le Pr Vinod Menon, professeur de psychiatrie et de sciences comportementales et auteur principal de l'étude explique, qu’en dépit de nos différences individuelles, nos expériences musicales différentes et nos préférences, la musique classique suscite une activité cérébrale quasi-uniforme dans plusieurs structures cérébrales, dont des zones impliquées dans le contrôle moteur, la mémoire et l'attention. L'idée que des sujets en parfaite santé et d’autres atteints de troubles du langage et de la communication puissent répondre à des sons complexes de la même manière, pouvait apporter un éclairage nouveau sur ces troubles de la communication.

L’équipe a demandé à 17 participants droitiers âgés de 19 et 27, n’ayant jamais écouté la musique choisie pour l’expérience, de l’écouter avec des écouteurs, alors que leurs cerveaux étaient évalués par IRMf durant 9 minutes. Au cours de cette séance, les participants ont également entendu deux autres stimuli sonores, issus de la même musique, dans l’un, le rythme avait été effacé, dans l'autre, la mélodie avait été entièrement modifiée en transformant chaque tonalité par algorithme.

L'équipe a ainsi identifié à l’IRMf un réseau cérébral partant des relais auditifs situés dans le mésencéphale et allant jusqu’à la mémoire de travail et d'attention située dans le cortex. Lorsque stimulées musicalement, ces régions s’activent pendant des périodes de plusieurs secondes. Cette activation dans plusieurs zones successives du cerveau est retrouvée de manière identique dans le cerveau de tous les participants, ce qui n’est pas le cas lorsque la musique d’origine a été transformée en stimulus sonore. L'étude montre ainsi que le niveau d’activation de ces zones répond, de préférence, à la « vraie » musique plutôt qu’aux stimuli, ce qui suggère, pour les auteurs, que le cortex dirige les relais auditifs pour mieux tenir compte des sons « naturellement » musicaux. Ainsi, le cortex fronto-pariétal, qui gère les fonctions cognitives comme l'attention et la mémoire de travail, s’active de manière identique chez tous les participants, mais seulement avec la « vraie » musique. Chaque individu écoutant de la musique, a, pour chaque zone sensible du cerveau, son échelle de temps propre comme si le temps nécessaire à donner un sens au morceau de musique était spécifique à chacun. Enfin, ces chercheurs identifient des structures et des circuits cérébraux qui, dans leur activation, suivent l'évolution de la musique. Ils suggèrent que l’activation de ces zones, préférentielle avec l’écoute de « vraie » musique, plutôt que de stimuli sonores, laisse penser que notre cerveau répond naturellement à la stimulation musicale et précède les mouvements qui peuvent accompagner l’écoute de la musique, comme taper dans ses mains, danser, marcher, chanter…Et les modèles d'activation similaires chez les individus normaux participent à favoriser la coordination sociale de nos mouvements.

Quelles applications ? Les auteurs souhaitent étendre ces données à un certain nombre de domaines de recherche qui impliquent la communication interpersonnelle, comme le langage et la communication sociale dans l'autisme. «Les enfants atteints d'autisme écoutent-ils de la même façon que les enfants à développement « normal »? Si non, quelles différences de traitement de l'information? Quelles régions du cerveau sont désynchronisées? ». L’écoute de la musique pourrait ainsi apporter des réponses sur les différences de traitement de l’information chez les personnes atteintes de troubles de la communication.

http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/autisme-des-cerveaux-differents-mais-des-reponses-similaires-a-la-musique_10232_lirelasuite.htm

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Loir-et-Cher: Autisme : un plan et des moyens

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Après les médecins spécialisés, les sept établissements de la fédération du Centre ont présenté des activités pour adultes atteints d'autisme

A la veille du troisième plan autisme, les associations de la Fédération Autisme Centre n'ont pas caché leurs fortes attentes lors de leur journée de formation au Vinci, à Tours, mardi 2 avril. Beaucoup de familles y ont assisté. La plupart des places sont dans des centres, comme les Maisons d'accueil spécialisées ou les Foyers d'accueils médicalisés. « Il existe une vraie discrimination », regrette Didier Rocque, président des Maisonnées à Azay-le-Rideau et vice-président de la fédération régionale. Il a le sentiment de se trouver 25 ans en arrière, lorsque tout restait à faire pour la prise de conscience.

Or ne pas prendre en considération les jeunes autistes ne fait qu'aggraver la situation, celle des malades et celle des finances publiques avec les coûts du surhandicap (1,4 milliard d'euros par an). Dans un rapport, le Comité national d'éthique parle même de « maltraitance par défaut ». D'où l'importance de la formation des médecins pour repérer chez les enfants ces troubles envahissants du développement. Un problème loin d'être rare. « Un enfant sur 100 en est atteint. La France compte 600.000 autistes, soit autant que le nombre de malades souffrants de leucémie, cancer et sida réunis. Mais entre les maladies, les moyens mis à disposition ne sont pas les mêmes : 7 millions d'euros pour le deuxième plan autisme et 200 millions d'euros pour le plan Alzheimer. Les décideurs politiques doivent prendre conscience du problème », plaide Martine Vandermeersch, présidente d'une association d'Eure-et-Loir.  Absente lors cette journée, Marisol Touraine, ministre de la Santé a fait parvenir un message audiovisuel à cette fédération. Elle assure comprendre la détresse des familles, reconnaît le retard de la France, mais ne parle jamais de budget. Les bénévoles de la fédération le regrettent. D'autant plus qu'ils aimeraient qu'un accueil plus diversifié soit possible. La région dispose d'établissements spécialisés, d'une unité Inserm au CHU de Tours, de médecins de renommée internationale, d'associations très compétentes. Le souhait de la fédération ? Un « pilote administratif », autrement dit un chef d'orchestre pour s'occuper de ce problème de santé publique.

R. C.

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World of Warcraft: quand le jeu vidéo peut soigner l'autisme

Les jeux vidéo pourraient soigner l’autisme, selon des scientifiques américains. Leur complexité toujours plus grande et leur environnement virtuel moins stressant rassurerait les autistes, leur permettant d’interagir avec d’autres.

Les jeux vidéo, par leur environnement toujours plus complexe, peuvent rassurer des personnes atteintes de certaines formes d’autisme. Pour ces personnes, les relations sociales sont moins stressantes dans un environnement virtuel.   

C’est le cas de Ian Bates, révélé par le journal américain Wired, un Américain atteint du syndrôme d’Asperger, une forme d’autisme rendant les relations sociales très compliquées. C’est le jeu mondialement connu "World of Warcraft" qui a aidé Jan à communiquer plus facilement.

Mais "les jeux vidéo seraient plutôt une arme à double tranchant, car, par leur coté addictif et social, ils peuvent aussi créer de l’anxiété excessive voire de la paranoïa pour ces individus fragiles. Ils risqueraient de faire disparaître leur 'véritable vie' au profit de leur vie virtuelle". selon Chloé Jordan, neuropsychologue comportementaiste, à l'université de Boston.

BF

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_world-of-warcraft-quand-le-jeu-video-peut-soigner-l-autisme?id=7974341

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17 avril 2013

Le combat opiniâtre de Florence Bourel - Plouézec

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Pour avancer et comprendre le problème de son enfant, Florence Bourel a eu besoin de l'aide des associations. Maintenant, bénévole associative, elle s'engage à apporter son soutien à d'autres parents en difficulté.

Témoignage

Hier, la journée de l'autisme avait la parole. Florence Bourel, maman concernée, nous a livré ses émotions.

François, le 2 e  enfant de Florence Bourel, est né en 1996. Quand il a 1 an et demi, Florence s'inquiète : il n'accepte pas la frustration, il a oublié les mots qu'il avait appris à un an, il ne parle plus. S'en suit un parcours du combattant, d'abord pour comprendre de quoi souffrait François, ensuite pour aider, via l'engagement associatif, les parents d'enfants qui souffrent d'autisme, comme François.

Perdue

Quand Florence constate chez son fils des troubles du comportement, sa première réaction est de penser qu'elle en est coupable. Alors, elle l'inscrit à l'école maternelle, pour lui donner sa chance en quelque sorte. Mais les symptômes qu'elle a identifiés sont confirmés par son enseignante. Le parcours de la combattante commence : rencontres avec des professionnels, bilan de six mois qui mobilise toute la famille, à l'issue duquel on conclut à un trouble psychologique sérieux, mais non identifié : ni psychose, ni névrose, ni autisme... Quand François a trois ans, un médecin de l'hôpital de jour de Guingamp annonce brutalement à Florence que son enfant est autiste. Elle ne connaît de cette maladie que ce que tout le monde en connaît, c'est-à-dire peu de chose. Face à des discours savants si différents, elle est perdue.

Formation et engagement

Elle se rapproche d'une association de parents grâce à laquelle, elle suit une formation de base : « j'ai commencé à comprendre comment François fonctionnait, et comment je pouvais l'aider ». François partage alors son temps entre l'hôpital de jour de Guingamp et l'école maternelle de Plouézec. Elle comprend que la prise en charge par l'hôpital n'est pas adaptée. Elle se sent laissée à l'écart, constate qu'il n'existe aucune coopération entre l'institution et les parents : « nous sommes déparentalisés ». Elle s'insurge : « je suis devenue une maman chiante, questionnante, insistante ». Puis, François poursuit son parcours au sein de différentes institutions. La vigilance de Florence ne lâche pas.

Militante

Florence n'a pas cessé de se former, et elle se bat au sein de plusieurs associations pour que les parents ne soient plus si isolés, pour que des méthodes qui ont fait leurs preuves depuis des années, dans d'autres pays, soient mises en oeuvre en France, pour que les parents soient reconnus par les institutions, pour faire connaître cette maladie. Elle représente les parents au sein de la MDPH, la maison départementale des personnes handicapées. De sa souffrance, elle a fait un combat : « contre la connerie et contre l'injustice ».

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Le-combat-opiniatre-de-Florence-Bourel-_22214-avd-20130403-64882586_actuLocale.Htm

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Autisme : découverte de nouvelles spécificités structurelles dans le cerveau

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Des chercheurs de l'Hôpital pour enfants de Boston et de  l'Université catholique de Louvain ont mis à jour de nouvelles différences  structurelles dans les connexions cérébrales chez les enfants souffrant de  troubles autistiques.

Ces travaux, qui ont utilisé des modèles mathématiques  d'analyse de réseau, ont montré que les enfants autistes possédaient plus de  connexions redondantes entre des aires voisines du cerveau et moins de  connexions à plus longue distance.

Comme l'explique Jurriaan Peters, chercheur à l'hôpital  pour enfants de Boston, "Nos recherches ont pu montrer que, chez les enfants  autistes, l'organisation de la connectivité  globale du cerveau était différente, ce qui a des conséquences profondes sur la  façon dont les autistes organisent et traitent l'information".

Dans cette étude, des scientifiques ont analysé les  électroencéphalogrammes de trois groupes d'enfants autistes : 16 enfants  atteints d'autisme, 14 enfants dont l'autisme est lié à un syndrome génétique,  la sclérose tubéreuse de Bourneville, et enfin 46 enfants ne présentant aucune  pathologie neurocérébrale. Cette comparaison a permis de découvrir que dans les  deux groupes d' enfants atteints d'autisme, on observe plus de connexions entre  les régions voisines du cerveau et moins de connexions reliant les régions plus  distantes.

L'étude a également montré que les enfants atteints de  sclérose tubéreuse ont une diminution globale de connectivité, alors que ceux  souffrant seulement d'un autisme simple présentent une augmentation de  connexions locales et une diminution des connexions à longue distance.

Selon les chercheurs, la présence chez les enfants  autistes d'un réseau cérébral configuré principalement à partir de connexions à  courte distance  expliquerait pourquoi ces enfants, qui parviennent souvent à  accomplir une tâche particulière de manière remarquable, ne sont pas capables  d'effectuer parallèlement plusieurs actions en traitant simultanément des  informations provenant de différentes aires cérébrales.

Un exemple frappant de cette incapacité réside dans  l'impossibilité pour un autiste de décrypter une émotion sur un visage. "Il est  possible qu'un enfant autiste ne parvienne pas à interpréter un sentiment, comme  la joie ou la colère, en voyant un visage, parce que son centre cérébral visuel  et son centre cérébral émotionnel ne peuvent pas communiquer à cause de la  singularité structurelle de leur cerveau" souligne le Professeur  Peters.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

http://www.rtflash.fr/autisme-decouverte-nouvelles-specificites-structurelles-dans-cerveau/article

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Pourquoi le diagnostic de l'autisme est-il si difficile ?

Mon fils est autiste. Il a fallu deux ans pour avoir le diagnostic, deux ans à tester son audition, faire des IRM... pourquoi est-ce difficile ?

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-pourquoi-le-diagnostic-de-l-autisme-est-il-si-difficile--10068.asp?1=1

Pourquoi le diagnostic de l'autisme est-il si difficile ?        

Les réponses avec le Dr Nadia Chabane, pédopsychiatre :

"L'accès au diagnostic est encore problématique dans notre pays, et notamment l'accès à un diagnostic précoce de l'autisme. Plus vite on agit sur ces enfants, meilleur sera probablement la trajectoire de leur développement.

"Le développement est quelque chose d'hétérogène. Aujourd'hui on a tendance à dire qu'aux alentours de 18-24 mois, le tableau clinique peut être parfaitement visible avec une assurance sur sa stabilité. Avant 18 mois, reste l'inconnue développementale c'est-à-dire qu'un enfant peut basculer vers un développement normal ou un développement atypique.

"Dès que l'on note qu'il y a des particularités dans le développement, dès qu'il y a un décalage par rapport à un développement normal, il faut intervenir."

 

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Un centre pour adultes autistes à Montrond-les-Bains

Un nouveau centre pour adultes autistes ouvre ses portes en ce printemps 2013 à Montrond-les-Bains, chemin du Riou.           

Ce centre, porté par l’association Autisme Forez Les Dauphins, comprend 17 chambres pour 24 places, dont 5 en semi-internat et 2 pour de l’accueil temporaire. Géré par l’association « Le château d’Aix », ce centre est un des rares centres pour adultes sur la région. La Loire compte seulement 13 établissements pour des personnes autistes entre 4 et 20 ans.

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Autisme et Art (conférence)

autismeetartlrLa  Villa des Arts de Casablanca présente une conférence sur le thème, ''Autisme et art'' dans le cadre du mois de sensibilisation à l'autisme 

 Où et quand ?

Le 17 Avril 2013 19H00 Villa des Arts Casablanca - Casablanca

Dans les médias, il est surtout question d’artistes autistes prodiges parfois célèbres. Mais qu’en-est-il des autres? Au-delà donc de tous ces génies, il existe aussi de nombreux autistes dans le monde qui s’épanouissent dans le domaine de l’art et dont les oeuvres interpellent et subjuguent.

Le mois d’avril étant le mois de sensibilisation à l’autisme, cette conférence est une manière de le célébrer et de montrer que : L’art peut être un bel et efficace outil de communication et d’expression pour les autistes. Les réalisations artistiques des personnes autistes dotées de capacités perceptives uniques sont souvent originales, insolites et bouleversantes.

 

La conférence est animée par :

Iman Chair, artiste-Photographe, à l’ origine de l’Exposition-Photos itinérante «Autisme en Couleurs»

P. Pernot, Présidente de l’Association «Autisme France-Maroc» une association qui conseille et oriente les parents d’enfants autistes.

http://www.babelfan.ma/tous-les-evenements/detail/2013/04/%2017/5865/8404/all/all/0/-/autisme-et-art.html

 

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