concert solidaire

Agen. Un virtuose met son talent au service de Planète Autisme

Depuis trois ans le Rotary Club Agen-La Garenne soutient l'association Planète Autisme. Cette année le récital d'un pianiste réputé, David Bismuth, servira la bonne cause.

Sur les épaules de Jean Turmo, président du Rotary Club d'Agen-La Garenne, repose l'organisation d'un concert exceptionnel dont les bénéfices serviront à alimenter le bas de laine de l'association Planète Autisme, laquelle se démène corps et âme pour aider les familles et les enfants autistes. «C'est la troisième année que nous soutenons Laurence Franzoni

[NDLR : présidente de Planète Autisme 47] . L'an dernier nous avons recuelli 20 000 €, en 2011 6 000 €. Nous espérons que les bénéfices générés par ce récital exceptionnel pourront participer efficacement au financement de cette association méritante» déclare-t-il. Conseillé par Olga Nicolas, présidente d'Artepiano, Jean Turmo a sélectionné un virtuose, fils de médecin, élève d'Anne Queffélec, de Catherine Collard de Brigitte Engerer ou encore de Monique Deschaussée, que des grands noms du piano pour venir entretenir la flamme solidaire.

«Besoin d'apprendre à apprendre»

Car, de solidarité, Laurence Franzoni et ses petits protégés en ont bien besoin. La présidente se bat bec et ongles pour faire vivre une association qui rassemble quelque 200 adhérents, trois psychologues salariés, 33 enfants, et d'un budget de 180 000 euros annuels.

Laurence Franzoni lutte surtout contre les idées reçues «et les lobbies du médico-social qui arrivent à faire perdurer des pratiques contraires aux recommandations de la Haute Autorité de Santé».«Nos enfants ont besoin d'apprendre à apprendre car ils ne font pas de façon innée, ils ont besoin de communiquer en interaction avec les autres enfants et surtout qu'on ne les exclut pas du milieu scolaire» ajoute-t-elle.

La jeune femme utilise toutes les ficelles pour arriver à garder, avec Planète Autisme, la tête hors de l'eau : Vide-greniers (25 mai au Gravier), boîtes de dons dans les commerces… et multiplie les dossiers de subventions divers.

«Nous espérons que l'ARS pourra enfin nous financer, comme cela se fait dans d'autres régions».

Le risque de cessation existe : «Si on arrête, c'est scandaleux. Les enfants seraient ainsi exclus deux fois» déplore-t-elle.